Un avant goût de Guitar Hero Metallica

27 avr. 2009
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Si le jeu vidéo était une boite de chocolat, la série des Guitar Hero commencerait à nous donner la nausée. Pour se rattraper d’un caricatural Aerosmith sans saveur ajoutée, c’est un autre groupe de légende qui joue les chefs pâtissier : Metallica. Parsemé de pépites de réalisme et fourré à la playlist tonitruante, les quelques morceaux goûtés par nos choix sont tout simplement délicieux. Ces beaux efforts donnent l’impression que Guitar Hero Metallica grappille quelques places, se plaçant pas trop loin de la meilleure douceur, vous savez, celle qui se trouve au milieu.

Les corps sont enfin bien proportionnés.

Jam session

Petite scène spécialement aménagée pour l’occasion, comment ne pas être ambiancé. A première vue, les instrument n‘ont pas radicalement changé des précédents titres. La guitare fait peau neuve avec son nouveau skin Métallica mais rien de bien transcendant. Enfin si, les baguettes façon Lars Ulrich donnent une pointe de réalisme qui n’est pas désagréable. C’est d’ailleurs l’élément le plus probant de cette session, l’éloignement du style déformé et limite décrédibilisant de Guitar Hero. Le chanteur prend le micro et chauffe sa voix. Dieu sait qu’il a raison, la bande son n’est pas pour les enfants de coeur de la croix de Chavaux. Si le ton rocailleux de James Hetfield dans ses plus belles heures vous force à devenir sponsorisé par les pastilles Valda, les System Of A Down sont pas mal dans le genre. Lunettes noires sur le nez, le groupe de joueurs anonymes prend timidement place sur le pupitre, vérifie une dernière fois la playlist et lance l’interplanétaire One.

Souvent salvateur, le Star Power reste inimitable.

Mets ta liquette

Début sans anicroche, la partie lancinante du morceau hypnotise la foule (pas encore en délire) et les musiciens par la même occasion. Le batteur reste calme et ne s’est pas mis en expert + afin de bénéficier de la double pédale. Heureusement pour la survie du groupe. En revanche, la guitare et la basse sont en expert mais réussissent le pari de se la jouer à l’américaine. Le flot de note qui fait la renommé de Guitar Hero parait bien loin, misant plus sur la technicité pure que sur l’étalage de double-triple croches assassines. Quelle erreur de jugement. Le rythme s’intensifie au fur et à mesure pour exploser durant un solo qui rappelle le débit de Freebird, les cinq minutes en moins. D’un coup, tous les artistes numériques sont au taquet, les visages se crispent et les doigts bioniques martèlent le manche avec une précision redoutable. Sans oublier le batteur qui peut faire facile une dizaine de mayonnaise. La fin approche, l’adrénaline fait toujours sont effet malgré l’ultime note qui arrive. Le traditionnel « Tu Déchires » apparaît et la foule en délire (enfin) applaudit comme si un réel concert avait eu lieu. Magique.

les papys rockeurs ont la cote. Pourvu que ça dure.

Un atout dans leur manche

Les titres se suivent et se ressemblent, Enter Sandman, Seek and Destroy et Nothing Else Matters en ligne de mire. Forcement intimidé par le spectacle offert, mieux vaut rester classique. Cependant, ces répétitions donnent l’avantage de cerner un peu plus le nouveau venu. Derrière l’avalanche de couleur musicale, la modélisation des Metallica est respectable, mais sans commune mesure avec les groupies virtuelles tout bonnement en transe. Bref, vous pouvez enfin regarder autre chose que des ronds ! De plus, certaines mimiques accrochent la caméra pour appâter le chaland, dans l’esprit très Hard Rock bien sûr. Un dernier morceau pour la route et le bal s’achève, laissant derrière lui de très bons souvenirs. A croire que l’esprit noir de ces hommes ayant vendu plus de cent millions de disques est une saisie convaincante. Dommage que le mode en ligne soit un mystère à peine éclairci (jusqu’à huit en ligne). Le 29 mai, vous risquez de passer Fade To Black, alors révisez vos arpèges.