Tests

Deadly Premonition 2 : A Blessing in Disguise

Les frontières brouillées

Personne n'aurait imaginé que Deadly Premonition puisse avoir une suite. On gardait précieusement son souvenir, son expérience comme un voyage unique mais douloureux, l'impression de s'être assis sur un banc de clous mais devant un paysage à voir avant de mourir. Puis sa suite fut annoncée. Il n'y eut ni joie, ni enthousiasme. Aucune clameur n'est venue pour un jeu considéré comme lieu de pèlerinage. Deadly Premonition 2 : A Blessing in Disguise sort même dans l'indifférence et, ironie du sort, se récolte les mêmes critiques que lors de son précédent épisode. « Qu'est-ce qu'ils ont cru Zack, qu'on allait revenir tel Prometheus alors qu'on s'est tatoué "Ne la touche pas, sale pute !" dans le dos ? »

Story of Seasons : Friends of Mineral Town

Le retour d'une moisson hors norme

Qu'est-ce qu'on l'attendait ce remake ! Le plus grand de tous les épisodes de la série des Harvest Moon débarque sur Switch. Le nombre d'heures passées sur Game Boy Advance est indécent et suffit à exprimer le raffinement de cet épisode. Il n'est pas anodin qu'il ressorte, vu son importance. Sa sortie est heureuse et importante, mais il reste à savoir si elle tient d'une volonté de relecture sincère ou simplement de l'opportunité d'un ravalement de façade censé par la même occasion lui changer sa qualification. Oubliez Harvest Moon devenu licence approximative et fourre-tout : Friends of Mineral Town rejoint la prestigieuse et l'élégante licence Story of Seasons.

Catherine : Full Body

Docteur Vincent et Mister Love

Voilà un jeu tellement spécial. Aucun homme l'ayant fait ne vous dira qu'il l'aura laissé indifférent. Sorti il y a presque dix ans, ce n'est pas seulement l'occasion d'une version définitive avec tous ses avantages mais c'est aussi l'occasion du bilan. Alors qu'êtes-vous devenu, combien des névroses de Vincent sont devenues les vôtres, où en êtes-vous de votre couple, de votre sexualité ? Combien de Katherine s'allongent près de vous et combien de Catherine finissent par vous endormir ?

The Wanderer : Frankenstein’s Creature

Il était une fois un surhomme

Quand le plus beau de tous les romans fantastiques a le droit à sa version vidéoludique, on se dit « OK pourquoi pas ? ». Des adaptations en tout genre l'ont déjà tellement égratigné et gâché que le jeu vidéo est tout aussi légitime pour venir mettre ses conventions indigestes sur la plus pure des œuvres. Puis lorsque le jeu se lance et que la liste des partenaires financiers apparaît (Arte, CNC, Région Île-de-France) la confiance revient et, qui sait, ce Frankenstein nous réservera peut-être quelques belles surprises.

Do Not Feed The Monkeys

Travail / famine / vidéométrie

Bien calé dans votre fauteuil, frigo plein, cafetière chaude : vous êtes en pleine forme pour passer le plus clair de votre temps à surveiller vos monkeys, autrement dit espionner des individus à leur insu via un club pirate de webcams dissimulées. Mais serez-vous capable de rester là à ne rien faire alors que de véritables drames se jouent sous vos yeux ? Est-ce qu'un petit coup de pouce à distance n'aiderait pas à sauver quelqu'un, ou au contraire en finir avec sa misérable vie ? Même si cela est très tentant, n'oubliez pas la première règle du club : Do Not Feed the Monkeys...

Death Come True

La mort qui débloque des pin's

Après la trilogie Danganronpa on était curieux de découvrir la nouvelle direction prise par Kazutaka Kodaka et le moins que l'on puisse dire, c'est que le monsieur, à défaut d'éblouir, trouve toujours le moyen de surprendre. Death Come True est un objet ludique mal identifié dont on ne sait que faire après l'avoir terminé. Regardons pourquoi.